Mes ailes sont blanches
Nous avons choisi le désert comme terre d’accueil.
Incompris, haï également, nous en avons fait notre terre, notre maison, notre patrie. Nous l’avons adopté, nous l’avons fait notre, et nous avons fini par en faire part intégrante. Nous sommes le sable, nous sommes la tempête, nous sommes la chaleur.
Vous pouvez penser que notre vie est rude, que nous pourrions vivre plus aisément, mais comment accepter de vivre dans la facilité et l’oisiveté quand la rigueur et la discipline font de vous des êtres forts ? Comment accepter de vivre sous la férule de maîtres, de croyances désuètes, quand nous avons payés si cher notre liberté ?
Il n’y a dans le désert aucune pitié pour la faiblesse. Il n’y a dans le désert nul pitié à espérer. La vie y est une lutte permanente, et ceux qui refusent de lutter se font emporter.
Rappelez-vous toujours que c’est la faiblesse d’Ariel, son refus de combattre, qui a détruit ce magnifique monde dans lequel nous vivions. Rappelez-vous toujours que seul Azphel et sa force aura empêché une catastrophe encore plus importante d’arriver.
Les Elyséens sont faibles, et pour cela ils méritent la destruction. Les Asmodéens seuls seront à même de combattre les Balaurs quand le moment sera venu. Les Asmodéens seuls seront à même de vaincre face aux futurs périls d’Atréia.
Et il n’y a qu’une seule solution : c’est de détruire la Tour de la Lumière afin que les forces d’Asmodae ne soient plus affaiblies par d’inutiles escarmouches. Je lutterai jusqu’au bout afin de protéger mon peuple, de le mener jusqu’à la bataille finale et à la victoire. Tous les moyens seront utilisés, nous ne faiblirons pas.
Malgré que, ô cruel aléa du Destin, ô cruel tour qu’Aion lui-même m’a joué :
Je m’appelle Enkimy Sumerii, et mes ailes sont blanches.





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